Partager l'article ! Un sight-seeing décevant,... et un employé trop zélé: Dimanche 30 août 2009 Au programme aujourd’hui : le sight- ...
Dimanche 30 août 2009
Au programme aujourd’hui : le sight-seeing de la ville en bus à touristes. Nous nous levons donc assez tôt. Même si cela fait assez « cliché » de prendre ce bus, et que nous ne nous considérons pas comme des touristes, mais comme des voyageuses, nous apprécions quand même ces excursions : on y apprend toujours quelque chose, et parfois, ces bus nous servent de taxis, lorsque nos billets sont valables une ou deux journées. Cracovie n’y échappe donc pas.
Et comme nous sommes en avance, bien en avance, nous décidons de boire un café dans la ruelle à côté. Nous discutons, savourons notre café et le croissant (surtout le croissant), et à l’heure précis, nous sommes à l’arrêt de bus. Nous achetons les billets, et grimpons au deuxième étage du véhicule. Nous ne sommes pas nombreux aujourd’hui… Certainement le temps qui reste un peu maussade….
L’offre n’est pas alléchante, il n’est possible de faire qu’un tour d’une heure, ou de prendre le billet pour une longue durée. Comme demain, notre programme est déjà fait, nous n’avons d’autre choix que de prendre le tour d’une heure. Ce n’est pas à Cracovie que le bus nous servira de taxi….
Une heure plus tard, nous descendons du bus, déçues. Les commentaires sont peu élaborés, il n’y a que en anglais d’ailleurs, ou en polonais, et bien sûr, nous n’avons pas eu la possibilité de descendre à un endroit, pour visiter, et reprendre le bus suivant.
Seul point intéressant, nous sommes passés devant l’Usine de Schindler, cet homme admirable, qui a caché de nombreux juifs dans son entreprise, à l’insu même de ses employés. L’usine se visite, mais le bus ne s’y arrête pas…. Au passage, on croise des petites voiturettes de golf, reconverties dans le transport de touristes. On se dit qu’on aurait mieux fait d’utiliser ce moyen de transport… Enfin… On notera également la place du Souvenir, sur laquelle des chaises immenses ont été disposées, non pas pour que les touristes puissent s’y reposer, mais cette sensation de vide que confèrent des grandes chaises inoccupées doit rappeler l’absence de nombreux Juifs déportés et tués.
On rentre ensuite chez Gregor, pour diner, et surtout pour finir les pâtes que nous avions faites en grande quantité la veille au soir. Sans trop nous presser ensuite, nous reprenons Thomas et Damien et partons au centre-ville. En chemin, nous nous arrêtons à deux stands qui proposent des visites guidées d’Auschwitz, comparons les prix, et achetons deux billets au moins cher. C’est pour demain !
Au centre commercial, nous nous attablons presque à notre table habituelle, et surfons sur la vague du net jusqu’en début de soirée. Un petit tour au magasin, où nous achetons un risotto pour le repas du soir, et nous rentrons chez Gregor.
Pour ce faire, nous prenons le tram. Nous sommes en train de parler quand il arrive, nous grimpons dedans toujours en parlant, et nous ne remarquons pas tout de suite que nous n’avons pas timbré le billet. Pour être exacte, nous nous en rendons compte au moment où nous nous asseyons sur la chaise, et nous nous levons immédiatement. Mais toutes les actions se déroulent dans la même seconde (ce qui est plutôt difficile à écrire !), y compris le tram qui démarre, l’appareil à timbrer qui se bloque (pour empêcher les gens de tricher) et le contrôleur qui nous demande les billets pour contrôler….
Une dame est témoin de la situation.
Le contrôleur est un petit jeune qui fait du zèle. Il comprend qu’on est des touristes, et Désirée a beau lui expliquer dans son meilleur anglais, que tout s’est fait simultanément, et qu’elle s’en est rendue compte au moment où le tram partait, l’antipathique personnage refuse de comprendre. Désirée s’entête et lui fait comprendre qu’on ne paierait rien du tout puisqu’on a acheté notre billet.
A l’arrêt suivant, la machine se débloque, et là nous sommes rapides... très rapides : les billets sont timbrés et un grand sourire est adressé à l’employé trop zélé, qui ne peut que s’incliner… Il s’en va, et la dame qui avait observé toute la scène, secoue la tête en soupirant. Nous fulminons encore….
Chez Gregor, nous préparons le risotto et profitons de notre dernière soirée à 2. Le calme est olympien, seule la musique et le bruissement des pages qu’on tourne animent un peu cette tranquillité. Nous ne tarderons pas à aller nous coucher, partagées entre excitation et nervosité à l’idée de visiter le camp de concentration demain…
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