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Mercredi 2 septembre 2009
On se réveille calmement, on n’est pas pressée aujourd’hui…. On fait les sacs, on range le lit, on passe un coup de balai, et puis, on décide que cela ne vaut pas la peine d’aller au centre-ville avec les sacs pour manger. On sort donc un instant de l’appartement et on va au petit supermarché du coin, s’acheter une pizza….
On part en avance de chez Gregor, et on se rend au centre-commercial avec Riccardo et Alessio, nos grands sacs à dos. On monte au dernier étage de cet centre et on s’assied à une table, hop ! voilà une petite séance internet qui s’impose…. On contrôle rapidement nos emails, oui, notre hôte de Varsovie nous a répondu… Tant mieux, on prendra le train un peu plus tranquilles….
Tout de suite en entrant dans le compartiment, on remarque une chose très importante, qui nous avait un peu manqué durant nos trajets en train : des prises électriques !!! Enfin, on va pouvoir écrire sur tous les trajets, trier les photos jusqu’à destination, et écouter de la musique en même temps sans avoir à se dire « attention, j’ai bientôt plus de batteries… »… Quel bonheur !
Et de ce bonheur, on va pas se priver : on pose donc nos sacs à côté de nous, on sort Damien et Thomas de leur housse, et hop, on branche les câbles… C’était sans compter les autres passagers…. Un jeune homme, puis trois monsieurs déjà un peu moins jeunes (et moins beaux)… Le jeune homme est sympa, il nous aide à déposer les sacs sur le porte-bagages….
Quant aux trois autres hommes… Pas particulièrement agréable comme compagnie…. Ils dégagent… comment dire ? … une odeur irrespirable ? On fait la grimace, et puis, on rit… Qu’est-ce qu’on devait puer nous aussi certains jours de voyage !!!! Enfin, mais quand même… pas comme eux… C’est pas possible…. Et on se tord le visage de dégoût….
… et pourtant, on sait bien qu’on ne devait pas toujours sentir la rose, les jours de voyage….
On se bouche le nez, et on continue à vaquer à nos petites occupations….
Peu avant, Varsovie, on range nos affaires, et dès l’entrée du train en gare, on colle le nez à la vitre… Repérer Weronika, notre hôte…
… On la repèrera grâce à son foulard, exactement comme sur la photo !
C’est une sympathique jeune femme, d’environ notre âge, qui nous attend sur le quai. Nous sommes tout de suite prises en charge, elle nous conduit jusqu’à chez elle, nous parle de Varsovie, nous interroge sur notre voyage, nos vies « d’avant », elle nous parle d’elle, de ce qu’elle fait, de son programme du soir…. Nous écoutons, mais à moitié, occupées à regarder par la vitre du tram, occupées à regarder Varsovie qui s’offre à nous, dans la nuit qui tombe…
Il y a un festival ce soir, cette semaine, ces prochains jours, on n’a pas vraiment compris. Ca a lieu au quartier juif. Et il y a aussi des projections de films en plein air. Weronika nous propose de nous y rendre… On accepte. Et c’est le départ !
Mais ? On n’a pas encore mangé !!... On ne dit rien et on suit, persuadées qu’on était de trouver quelque chose en route…
Mais Weronika ne semble pas réagir à nos estomacs qui hurlent…. Et nous ne trouvons rien en route….
Elle nous fait traverser la ville, nous rejoignons son frère à qui elle devait donner un dossier. Puis nous retrouvons un de ses amis. Et nous traversons le quartier juif.
Il y a du monde ce soir. Nous regardons fascinées ces murs qui s’élèvent, ces portraits qui sont accrochés aux murs, ces gens qui flânent, qui se saluent, cette odeur de retrouvaille, de fête, de joie… et quelques musiques douces qui s’élèvent ci et là…
Mais Weronika nous entraine plus loin. On passe par la vieille ville, elle nous fait grimper au sommet du Belvèdere, nous parle de la route royale… On regarde la vue. Varsovie est éclairée par les réverbères, qui diffusent une lumière jaune, féerique…
On traverse la vieille ville, on se rend au château, le Barbakan… On marche le long des murailles, sur les murailles, on admire les jeunes hommes qui jonglent avec le feu… On applaudit…
Et Weronika nous entraine de nouveau au centre ville. Apparemment, elle y tient vraiment à son film en plein air… On trouve quatre sièges disponibles. « Transformers » est diffusé à l’écrant. En anglais. On essaie de s’y accrocher, mais le film ne nous branche pas…
On part avant la fin. On se balade encore un instant… Et puis, on rentre. Chez notre hôte, on s’assied par terre, on sent maintenant le poid de la fatigue…
La colocataire de Weronika nous offre un peu de gâteau au chocolat. Il est délicieux… notre seul souper… du calme, les estomacs, du calme….
Nous ne tarderons pas à aller dormir, épuisées. Et affamées.
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