Mardi 25 août 2009
Il est très tôt aujourd’hui lorsque le réveil nous tire d’un profond sommeil. Les sacs ont été préparés la veille, nous rangeons simplement le sac de couchage. Et puis, nous rejoignons Tereza à la cuisine. Elle s’excuse de ne pas nous avoir fait goûté quelque chose de traditionnel, alors elle nous a préparé un pudding au chocolat, et un verre d’un liquide transparent, qu’elle nous informe être de la gnôle tchèque. A 8 heures du matin ?!?!... On goûte, c’est bon. Seule Désirée fait la grimace par rapport au pudding,… pas vraiment ce qu’elle préfère, mais sagement elle avale cuillère après cuillère, jusqu’à céder et passer discrètement le petit récipient à Lauranne.
Tereza nous accompagne ensuite jusqu’à l’arrêt du bus. Elle dit regretter de ne pas avoir pu passer plus de temps avec nous, elle nous souhaite une bonne route et nous dit de revenir…. Et nous grimpons dans le bus.
Il nous dépose à la gare, où nous laissons les sacs à la consigne. Ou pluôt dans le bureau des consignes. La dame veut savoir le poids des sacs, pour pouvoir calculer le prix. Nous savons qu’il fait plus de 20 kg, mais plus précis… Alors un à un, les mammouths passent sur la balance. Un peu plus de 20, vous avez dit ??? …. Un peu plus de 26 kg, oui !!! On grimace… 26 kg... (soupir).
Le tram nous dépose ensuite devant le café 87, pour notre dernier déjeuner à Olomouc. A pied, on se rend ensuite à la cathédrale, pour y admirer l’intérieur. Il est somptueux, comme l’extérieur. Somptueux et reposant. Nous y restons un moment, et puis, retournons au centre. Comme notre prochain hôte nous a déjà indiqué préparer le souper pour nous, nous décidons d’acheter le dessert, histoire de ne pas arriver les mains vides. Et après une petite balade au centre, c’est un hot-dog que nous avalons pour nous remplir la panse.
L’après-midi se passera de nouveau au café Opéra. La connexion aujourd’hui est extrêmement lente, mais nous parvenons tout de même à faire nos recherches de logement pour la Pologne. Et à l’heure du train, nous nous installons confortablement, nous, Riccardo et Alessio, dans un compartiment.
Le train file à travers la campagne tchèque. Nous admirons le paysage, beaucoup de vert et un soleil radieux. Ostrava, notre prochain étape, est parait-il une ville minière. Nous nous imaginons déjà une ville énorme, à l’air pas forcément respirable et des colonnes de fumée noire pour marquer l’emplacement des usines de charbon…
A Ostrava, le tram 108 doit nous conduire jusqu’à chez Zoja et sa fille Barbora. C’est la première fois que nous logeons chez une famille. Derrière la gare, nous repérons les trams. Le 108 est déjà là, nous voulons y grimper, mais sans dire mot, la conductrice ferme la porte et démarre. Et bien ! Ca commence bien…
Finalement, nous comprenons que le départ du tram se situe quelques mètres plus loin, que ce n’était que l’arrivée… et qu’on ne monte pas dans le tram à l’arrivée ! On avance en même tant que le tram, et on grimpe à l’intérieur.
Zoja nous attend à l’arrêt non loin de chez elle. Elle nous accueille à bras ouverts, comme une maman, nous parle de sa ville, de son pays, de son voisinage, de sa famille… et après avoir déposé les sacs, elle nous emmène dans son jardin. Nous papotons, admirons la vue sur la ville, que nous découvrons plus verte que nous ne l’aurons cru, et plus tard, nous serons rejointes par Barbora, la fille adolescente de Zoja, et leur chien.
Lorsque le soleil sera couché, nous rentrerons à leur appartement, et nous nous attablerons. Puis, Zoja nous donne quelques conseils et astuces pour la visite de la ville. Et puis, nous nous installerons dans lit de fortune, mais pas dans nos sacs de couchage, car Zoja a insisté pour que nous utilisions les duvets … « Après tout, vous allez encore dormir souvent dans les sacs de couchage. Profitez ! »…
Nous sommes couchées dans le noir, mais le sommeil ne nous a pas encore envahies. Nous réglons le réveil, quand soudain…. Lauranne se tourne vers Désirée, lui place le natel sous le nez, et lui dit « Dit Bonne nuit à T.. ! »
Désirée rit et répond « Bonne nuit T...smack ! »…Fou rire général à Ostrava. C’est bien parti.
Nous répétons le gag plusieurs fois, avant que le marchand de sable ne vienne sceller nos paupières… Départ immédiat pour le pays des rêves. Qui sait si T… y était aussi ?

