Présentation

  • L' Europe by Foot
  • : L'Europe by Foot, c'est ... -Plus correct si on disait "l'Europe by feet"... car on utilisera nos 2 paires de pieds pour marcher à travers le Vieux-Continent... -Découvrir l'Europe, aussi à travers le foot, car s'il n'y avait pas eu le foot, on n'aurait pas forcément eu l'idée de partir...

Profil

  • L' Europe by Foot
  • Désirée, 24 ans, employée de commerce dans la vie réelle, blogtrotteuse et journaliste pendant 9 mois.. Lauranne, 22 ans, employée de commerce dans la vie réelle, blogtrotteuse et photographe pendant 9 mois..

Où sommes-nous?

02.04.2009 - 02.04.2010

Une année déjà...


 

Par un beau vendredi ensoleillé, quoi que un peu frais, nous fêtons avec nostalgie et mélancolie le 1er anniversaire de notre voyage en Europe!

Et dire que l'année passée.... Et oui! ca fait tout bizarre.... Merci à ceux qui nous ont supportées, Merci à ceux que nous avons rencontrés pendant le voyage, Merci pour ces belles histoires, ces belles amitiés...

Merci à Riccardo et Alessio de nous avoir protégées lors de la réalisation de notre rêve! Vous êtes les 2 meilleurs anges gardiens!

La Carte Postale

Un bacione al piccolo Matteo Ferrari, 5 anni...

 

Matteo è nato con una grave paresi cerebrale, che lo impedisce di fare cose che per noi sono ovvie e semplice....

 

Ti auguriamo tanto coraggio. Ti pensiamo.

 

E ti auguriamo di poter un giorno anche te giocare con un pallone, reallizzare i tuoi sogni......

 

 

Sostenete anche voi il piccolo Matteo, tramite il nostre sito amico www.riccardoealessio.it

 

***********************************

 

Gros bisous au petit Matteo Ferrari, 5 ans...

 

Matteo est né avec une grave maladie cérébrale, qui l'empêche de faire tous ces petits mouvements qui nous paraissent simples et évidents, surtout pour un petit garçon de 5 ans...

 

Petit bonhomme, on te souhaite guérir et de pouvoir, toi aussi, un jour jouer au ballon, courir après tes rêves...

 

 

Soutenez vous aussi le petit Matteo, via notre site ami www.riccardoealessio.it

 

 

Citation

"Celui qui hésite, regrette"

 

Proverbe albanais

Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 20:35

Mardi 25 août 2009

Il est très tôt aujourd’hui lorsque le réveil nous tire d’un profond sommeil. Les sacs ont été préparés la veille, nous rangeons simplement le sac de couchage. Et puis, nous rejoignons Tereza à la cuisine. Elle s’excuse de ne pas nous avoir fait goûté quelque chose de traditionnel, alors elle nous a préparé un pudding au chocolat, et un verre d’un liquide transparent, qu’elle nous informe être de la gnôle tchèque. A 8 heures du matin ?!?!... On goûte, c’est bon. Seule Désirée fait la grimace par rapport au pudding,… pas vraiment ce qu’elle préfère, mais sagement elle avale cuillère après cuillère, jusqu’à céder et passer discrètement le petit récipient à Lauranne.

Tereza nous accompagne ensuite jusqu’à l’arrêt du bus. Elle dit regretter de ne pas avoir pu passer plus de temps avec nous, elle nous souhaite une bonne route et nous dit de revenir…. Et nous grimpons dans le bus.

Il nous dépose à la gare, où nous laissons les sacs à la consigne. Ou pluôt dans le bureau des consignes. La dame veut savoir le poids des sacs, pour pouvoir calculer le prix. Nous savons qu’il fait plus de 20 kg, mais plus précis… Alors un à un, les mammouths passent sur la balance. Un peu plus de 20, vous avez dit ??? …. Un peu plus de 26 kg, oui !!! On grimace… 26 kg... (soupir).

Le tram nous dépose ensuite devant le café 87, pour notre dernier déjeuner à Olomouc. A pied, on se rend ensuite à la cathédrale, pour y admirer l’intérieur. Il est somptueux, comme l’extérieur. Somptueux et reposant. Nous y restons un moment, et puis, retournons au centre. Comme notre prochain hôte nous a déjà indiqué préparer le souper pour nous, nous décidons d’acheter le dessert, histoire de ne pas arriver les mains vides. Et après une petite balade au centre, c’est un hot-dog que nous avalons pour nous remplir la panse.

L’après-midi se passera de nouveau au café Opéra. La connexion aujourd’hui est extrêmement lente, mais nous parvenons tout de même à faire nos recherches de logement pour la Pologne. Et à l’heure du train, nous nous installons confortablement, nous, Riccardo et Alessio, dans un compartiment.

Le train file à travers la campagne tchèque. Nous admirons le paysage, beaucoup de vert et un soleil radieux. Ostrava, notre prochain étape, est parait-il une ville minière. Nous nous imaginons déjà une ville énorme, à l’air pas forcément respirable et des colonnes de fumée noire pour marquer l’emplacement des usines de charbon…

A Ostrava, le tram 108 doit nous conduire jusqu’à chez Zoja et sa fille Barbora. C’est la première fois que nous logeons chez une famille. Derrière la gare, nous repérons les trams. Le 108 est déjà là, nous voulons y grimper, mais sans dire mot, la conductrice ferme la porte et démarre. Et bien ! Ca commence bien…

Finalement, nous comprenons que le départ du tram se situe quelques mètres plus loin, que ce n’était que l’arrivée… et qu’on ne monte pas dans le tram à l’arrivée ! On avance en même tant que le tram, et on grimpe à l’intérieur.

Zoja nous attend à l’arrêt non loin de chez elle. Elle nous accueille à bras ouverts, comme une maman, nous parle de sa ville, de son pays, de son voisinage, de sa famille… et après avoir déposé les sacs, elle nous emmène dans son jardin. Nous papotons, admirons la vue sur la ville, que nous découvrons plus verte que nous ne l’aurons cru, et plus tard, nous serons rejointes par Barbora, la fille adolescente de Zoja, et leur chien.

Lorsque le soleil sera couché, nous rentrerons à leur appartement, et nous nous attablerons. Puis, Zoja nous donne quelques conseils et astuces pour la visite de la ville. Et puis, nous nous installerons dans lit de fortune, mais pas dans nos sacs de couchage, car Zoja a insisté pour que nous utilisions les duvets … « Après tout, vous allez encore dormir souvent dans les sacs de couchage. Profitez ! »…

Nous sommes couchées dans le noir, mais le sommeil ne nous a pas encore envahies. Nous réglons le réveil, quand soudain…. Lauranne se tourne vers Désirée, lui place le natel sous le nez, et lui dit « Dit Bonne nuit à T.. ! »

Désirée rit et répond « Bonne nuit T...smack ! »…Fou rire général à Ostrava. C’est bien parti.

Nous répétons le gag plusieurs fois, avant que le marchand de sable ne vienne sceller nos paupières… Départ immédiat pour le pays des rêves. Qui sait si T… y était aussi ?

Par desireelauranne
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 13:35

Lundi 24 août 2009

A 8h30, nous sommes debout. D’ici une demi-heure, Tereza doit partir pour l’université, et nous continuerons notre exploration de la ville, ou de la région. Il nous reste toutefois assez de temps pour un thé, et c’est autour d’une tasse fumante que Tereza nous raconte que, selon les croyances tchèques, ce que l’on rêve la première nuit chez un hôte va se réaliser. Alors curieuse, elle semble vouloir nous demander de quoi nous avons rêvé. Mais elle n’en a pas le temps… Désirée s’exclame déjà : « Ah ben j’espère que ce n’est pas vrai !! ». Tout le monde rit, et souhaite évidemment connaitre le rêve de Désirée…

… « Ah, ben j’ai rêvé que je me promenais dans Olomouc avec des jambes poilues ! »… On rit.

Nous quittons ensuite toutes les trois le petit appartement. Au bout d’un moment, nos chemins se séparent, nous continuons direction le centre-ville, et le café 87 où nous savourons notre petit-déjeuner.

Un petit tour par le centre commercial, et puis nous grimpons dans le tram, puis dans le bus, qui nous conduira au zoo d’Olomouc, tant vanté par notre hôte.

Le bus nous dépose au bord d’une route, près d’une immense forêt. C’est là que se cache le zoo. Une immense et belle forêt. Nous payons l’entrée, et découvrons, à part quelques félins, des animaux heureux de leur espace. Les chimpanzés sont même en semi-liberté (en liberté, dans un immense espace, certainement le plus grand du zoo, fermés aux extrémités)… nous nous amusions à marcher sur le petit chemin de gravier, quand soudain un chimpanzé attaque une petite fille. Plus de peur que de mal, et là, nous saluerons le réflexe du père de s’interposer entre son enfant et l’animal. Un animal sévèrement réprimandé ensuite par la soigneuse, mais on permettra d’émettre un petit doute quant au comportement de la fille envers le singe. Enfin…

Le diner se fera sur un banc, à l’ombre d’un grand arbre. Et pour la petite histoire, sachez que Lauranne a finalement pu déguster, savourer sa glace « Scrat ».

Après une belle journée dans ce havre de paix, nous reprenons le bus, jusqu’à l’arrêt suivant. Tereza nous avait parlé d’une basilique à voir absolument. Nous nous arrêtons donc, suivons les indications, et débouchons devant un magnifique bâtiment religieux, qui surplombe une vaste plaine… Malheureusement, l’église est fermée pour cause de rénovation. Nous ne nous lassons cependant pas d’admirer la vue, et de scruter jusqu’à cet horizon qui semble vague, et comme enrobé d’une nappe de brouillard.

Et puis, nous reprenons le bus. Il nous dépose non loin de l’immeuble de notre hôte, où nous arriverons en même temps qu’elle. Elle doit ressortir, aussi nous attrapons vite fait nos ordinateurs, et filons aussitôt pour le centre-ville.

Au bar Opéra, nous devons changer trois fois (au moins) de place, pour avoir une connexion qui fonctionne. La meilleure place fut celle à côté des jeunes mamans et de leurs poupons, qui regardèrent d’un mauvais œil cette arrivée d’ordinateurs et de mauvaises ondes… Désolées. Et de toute façon, on ne comprend pas le tchèque.

On sort ensuite sur la place, et, été oblige, on savoure une succulente glace, avant d’aller faire des courses pour le lendemain, et le voyage jusqu’à Ostrava. On soupe encore avant de rentrer, pas trop tard, car nous devons encore boucler nos sacs.

Au détour d’une conversation, une de nos réponses nous fit hurler de rire… le célèbrissime « Eu-eu-eu-eu-euh… Non ! »… Tiens, comme celui de… Comment déjà ? Michael, quoi ?... Mais oui, celui de la télé… Michael, euh…. Ah mais, je suis sûre que tu vois..

Réponse de l’autre : Euh… non.

Et de nouveau, nous rions…. « Mais oui, celui de la télé…Michael… »

Réponse de l’autre : « … Michael Phelps ! »

Rires. « Mais non… celui de la série.. : »

« … Michael Scoffield ! »

Rires… « Mais non, celui qui dit tout le temps « euh…. Non »… celui de la série, avec la famille…Tu vois ? »..

« Aaaah… Michael Kyle !! »

Rires… et inlassablement, nous répétons encore le fameux « Euh… non » à chaque occasion possible… et même sans aucune occasion possible. Juste pour le plaisir de rire…

Sur le chemin du retour, on notera également ce nouvel (et énième) instant de folie… Des grands cœurs dessinés sur le sol et ce jeu débile aussitôt inventé… « Les deux pieds dans le cœur, le grand amour et le prince charmant encore à trouver. Un seul pied dans le cœur, tu connais déjà ton prince charmant »… Et vas-y, qu’on se pousse pour essayer de mettre les deux pieds dans le cœur… Seul Lauranne y parviendra… A chacun des trois cœurs, dans lesquels nous répétons évidemment notre jeu débile… Débile, mais toutefois marrant…

Tereza nous voit débarquer avec un fou rire aux lèvres. Ça tombe bien, elle adore rire aussi. On lui explique le jeu des cœurs, pour Michael, la traduction nous apparait trop difficile….

Et au moment de nous souhaiter la bonne nuit, emmitouflées dans nos sacs de couchage, nous nous lancerons à tour de rôle un « euh… non » ponctué d’un fou rire…

 

Par desireelauranne
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 13:34

Dimanche 23 aout 2009

Le réveil sonne à 9h30 alors que nous devons rendre la chambre à 10 heures. Autant vous dire que ce sera mission impossible. Nos compagnons de chambre, trois Anglais, émergent, eux aussi, peu à peu de leur sommeil de plomb. L’un d’eux d’ailleurs, lorsqu’il aura réussi à lire correctement l’heure, sautera hors de son lit, bien plus rapidement que l’ombre de Lucky Luke ! Et avant que nous ayons le temps de comprendre ce qu’il se passait, il effectue à une vitesse incroyable des allers-retours bien stressés dans la chambre et hors de la chambre. Il parle d’un taxi, il parle de revenir, il s’en va vite, vite, vite…

Nous, on fait simplement nos sacs, on déjeune rapidement et on rend la chambre. On s’arrange avec la propriétaire pour laisser les sacs à l’auberge, et au passage, on lui achète un porte-clé et un aimant, fait artisanalement par des femmes d’une association africaine qu’elle soutient. On les baptisera Balthazar (l’éléphant) et Connor (la girafe), du nom de deux personnages de livres que nous sommes en train de lire… Balthazar, l’ami invisible du peintre et le beau Connor Trevanick…

Notre première balade nous conduira à la somptueuse cathédrale d’Olomouc, que nous admirerons de l’extérieur uniquement, les gens sortant l’un après l’autre de la messe qui vient d’être célébrée. Et puis, juste à côté, nous visiterons le musée de l’archevêché, tout en tchèque évidemment, mais l’art se comprend universellement, et nous admirons les tableaux, sculptures et autres œuvres exposées.

Une nouvelle halte-musée s’impose en ce beau dimanche d’aout, et cette fois-ci, ce sera au musée d’art moderne. Après toutes ces visites culturelles, nous reprenons le chemin du centre-ville, nous nous arrêtons au restaurant « Opéra » pour diner (et s’informer de la connexion internet).

L’après-midi sera consacré à la préparation du voyage à Ostrava. Après la mésaventure de Pâques en Italie, où nous avions fait du train debout en première classe, nous avons convenu de nous organiser un ou deux jours avant notre départ… chose que nous ne respectons pas toujours, mais que nous nous efforçons de faire, si nous y pensons… et à vrai dire, aujourd’hui, nous n’avions prévu d’y consacré qu’une petite heure… Or, vous l’avez bien lu, c’est l’après-midi — ou du moins, une bonne partie — que nous y avons consacré… Etrange…

A l’arrêt du tram, nous ne sommes pas d’accord sur la direction à prendre. Par là ou… par là ?`Non par là… Oui mais regarde, si on va là, on passe par là, ça fait une boucle et après on va là… t’es sûre ?... oui… enfin je crois…

On grimpe dans le tram qui arrive. Une chance sur deux. On roule, on roule, on regarde le paysage urbain qui défile. Toujours aucune trace de la gare…

On arrive ensuite dans une zone d’immeubles, et le tram s’arrête. Tout le monde descend. Un terminus ? Comment ça se fait que…. ? Et la gare ?

On traverse les voies et on reprend le tram suivant dans l’autre sens…Il démarre au bout d’une longue attente… On visite Olomouc en tram… une façon bien écologique de faire du sight-seeing !

Nous voilà enfin à la gare. On contourne les travaux, et on entre dans le vieux bâtiment. On va au guichet, et on s’informe pour le billet de train. Que l’on achètera tout de suite. Et on retourne au centre-ville. Il est l’heure pour nous d’aller chercher nos sacs à dos à  l’auberge.

Nous saluons la sympathique propriétaire, et retournons au centre-ville. Un thé froid bien mérité nous hydrate nos gorges, sur une terrasse ensoleillée et rapidement envahie par quelques indésirables insectes, communément appelés guêpes. On les chasse à grands coups de battements de main dans le vide… Que l’on ne vous y reprenne plus !

A l’heure convenue, nous retrouvons Tereza, notre nouvelle hôte. Elle est en vélo, et ensemble nous marcherons jusqu’à son appartement, situé un poil en dehors du centre historique. Pour repère, une église russe de couleur rose, et le fleuve à traverser. Elle vit dans une zone d’immeubles locatifs, mais pas la même que celle que nous avons visitée tout à l’heure !

Son petit appartement est situé au premier étage. Heureusement, nos mammouths commençaient à peser sur nos épaules ! Nous nous installons, nous papotons un instant avec notre nouvelle hôte, mais celle-ci doit ressortir, et par la force des choses, nous devons aussi quitter son logement. Nous prenons les ordinateurs, et les petits sacs à dos, et nous filons au café Opéra, où nous squattons la connexion internet, pour le prix d’une boisson chacune.

Nous décidons de souper au centre-ville, et optons pour l’un des restaurants indiqués sur le guide de l’auberge, le « César ». Nous demandons à être à l’intérieur, dans une salle non-fumeur. Le serveur nous répond que l’intérieur est fumeur. Tant pis. Il nous installe à une petite table, nous apporte la carte.

Et puis, plus rien.

Nous a-t-il oubliées ?

Non, il doit simplement être débordé par le grand groupe d’à côté.

Une horde de serveurs court à travers toute la pièce, mais aucun ne vient prendre notre commande. Ah si, quand même un, qui nous apporte aussi la boisson que nous avons commandée.

Et puis, plus rien.

Encore ?!?

Au bout d’une demi-heure, au moins, voilà un jeune homme qui prend notre commande. Nos connaissances de tchèque nous nous permettent pas de lui dire « C’est scandaleux ! », aussi, nous ne lui faisons pas de grands sourires, et nous lui commandons sèchement notre plat.

On va passer pour des touristes chiantes. Tant pis.

Finalement, on nous apporte notre plat.

Pour l’addition, les serveurs ne sont pas plus pressés non plus. Nous convenons d’attendre encore vingt minutes, et puis nous partirons sans payer. Tant pis pour eux.

Mais bon, ils ne nous oublient pas cette fois-ci, et de nouveau, nous ne parvenons pas à nous exprimer en tchèque pour leur dire notre façon de penser. Tant pis. Ou tant mieux pour eux.

Nous regagnons ensuite l’appartement de Tereza. En route, Désirée casse la deuxième de sa vieille paire de tong. Décidément !

Nous discuterons encore un moment avec Tereza, puis, elle nous abandonne pour préparer ses cours du lendemain. Notre hôte enseigne en effet les maths à l’université. Nous lui souhaitons bon courage en souriant et nous nous glissons dans nos sacs de couchage.  

Par desireelauranne
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 14:49

Samedi 22 août 2009

Nous nous réveillons à 7 heures et le cœur léger. Aujourd’hui, nous partons et avec un jour d’avance. Quelle idée géniale il a eu, l’Américain de Prague, de nous conseiller une visite au château de Lednice ! Une occasion en or pour s’éclipser avec un argument plus ou moins valable…

Les sacs sont déjà prêts, nous roulons les sacs de couchage, fermons la trousse de toilettes. Et puis, nous réveillons Jana, pour la saluer. Elle dort encore presque profondément et ne comprend qu’à moitié que nous partons. Elle nous salue à demi-mots. Nous ne lui en voulons pas. Nous quittons l’appartement sur la pointe des pieds. Au bas de l’immeuble, nous nous regardons, un large sourire aux lèvres… LIBRES ! Nous sommes libres et  à l’air libre !

A la gare de Brno, nous déposons les sacs dans une consigne géante, tellement grande que nous réussissons à y mettre tous nos bagages. A coup sûr, la consigne de Brno sera élue, à la fin du voyage, la plus grande consigne d’Europe, elle le mérite bien !

Nous prenons ensuite le train pour Lednice, village où se trouve le célèbre château, inscrit à la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le train est vieux, cela se ressent au confort des banquettes, mais cela ajoute également une légère pointe pittoresque à notre excursion du jour. Nous sommes les deux attentives au paysage verdoyant de la campagne tchèque.

Et voilà Lednice. La gare est petite, il n’y a que deux voies, dont une est rarement utilisée. Le bâtiment de la gare est une vieille bâtisse que l’on rénove apparemment régulièrement. Pour garder un peu de son charme ? Pour s’accorder avec le château ?

Nous n’avons aucune idée de la route à suivre pour nous rendre au château. Nous suivons donc ces familles, et ces touristes. Le chemin nous conduit à travers la forêt, une belle petite balade d’une vingtaine de minutes. On se croirait dans un de ces récits moyenâgeux… Cool, alors on s’attend à voir débarquer nos princes charmants, preux chevaliers, chevauchants de vaillants étalons… une journée romanesque !

Voilà le château. Une merveille architecturale emballée par des échafaudages, le temps d’une longe rénovation. On nous avait parlé d’une salle somptueuse à l’intérieur, d’un grand escalier. Nous sommes curieuses, et donc, nous nous mettons très logiquement dans la file d’attente pour des tickets d’entrée. On a nos billets, mais on ne sait pas vraiment si la visite sera uniquement en tchèque ou bilingue…

Elle ne sera qu’en tchèque.

Tout le monde a l’air de comprendre, alors on se glisse à l’arrière du groupe, on admire et on fait semblant de comprendre. Le palais est somptueux, l’escalier fait rêver… Mais quel est donc ce bruit ?... Des sabots… Un cheval… Notre prince charmant ?... Ok, ce n’était qu’une belle rêverie… La faute au splendide escalier, certainement… Un escalier en bois, à colimaçon… Des tapisseries vertes, des tableaux accrochés au mur, des lustres qui pendent du plafond…. Un château digne d’un conte de fées…

Nous ressortons et nous nous asseyons sur un banc dans le parc pour manger. Des sandwichs fromage-jambon, comme à notre habitude, et des chips en apéro. Nous savourons autant notre repas que l’air frais et pur de Lednice.

Nous nous promenons ensuite dans le parc, et croisons un jeune fauconnier et son faucon. Il semble faire de la publicité et depuis Hohenwerfen, en Autriche, nous adorons les show des faucons. On s’approche, on lui demande à quelle heure et l’endroit. Mais le jeune homme ne parle pas anglais. On réussit à se faire comprendre à demi-mots, on apprend ainsi que l’oiseau s’appelle Nicolei. Il est magnifique.

A 16h, nous sommes assises sur les tribunes, prêtes pour le commencement du spectacle. Une tombola aura lieu, un tirage au sort de numéros qui nous ont été attribués. Nous espérons ne pas avoir à nous rendre devant la foule, pour retirer un prix… et puis, nous nous rendons compte que, de toute manière, nous ne comprendrions même pas notre numéro ! On admire, on applaudit, on regarde attentivement…

… et vient l’heure du train. Nous retraversons le parc, la forêt, et arrivons devant le bâtiment de la gare.

A la gare de Brno, nous avons moins d’une demi-heure pour changer. Sacs au dos, nous attendons dans le hall principal, devant le grand panneau d’affichage. Sur quel quai sera le train pour Olomouc ?

Nous repérons un joli Tchèque.

Et si on faisait les filles qui ne savent pas lire un panneau d’affichage ?

Le joli Tchèque est abordé. Il nous donne le renseignement que nous voulons, avec un grand sourire. Voilà. Nous sommes satisfaites. Et nous prenons le train pour Olomouc.

Gare d’Olomouc. Les sacs sur le dos, on suit les indications du site internet de l’auberge de jeunesse. On arrive devant la grande place, celle qui est en travaux. Une dame nous indique l’emplacement des trams. On n’est pas sûres quant à la direction, et comme le timing est serré — il nous faut arriver avant 22h à l’auberge, et il est déjà passé 21h — on décide de faire confiance à un chauffeur de taxi. On lui indique la rue et le nom de l’Hostel. Il nous y dépose devant  peu avant 22 heures.

Une jeune femme s’avance, alors que nous avons le nez dans la carte pour repérer le bâtiment. C’est la responsable de l’auberge. Elle nous fait entrer dans le bâtiment, et nous montre les escaliers. Quatre étages. Nous allons devoir grimper 4 étages, avec nos sacs de plus de 20 kg sur le dos.

On rit, et on lui dit déjà de nous attendre en haut, qu’on la rejoindra. Elle rit aussi… Désirée est rapide aujourd’hui. Lauranne la taquine… « L’amour te donne-t-il des ailes ? »... Ahahaha... Elle a presque un étage d’avance.... mais elle arrivera quand même essoufflée au sommet…

L’auberge est un appartement réaménagé. Nous saluons rapidement les autres locataires, rapidement car nous n’avons qu’une idée en tête : Une douche. Se laver. Enlever cette odeur !... La responsable nous explique le fonctionnement de l’auberge, on se met d’accord pour le lendemain, pour pouvoir laisser nos sacs à l’auberge durant la journée… et elle part.

Nous, on file sous la douche. On y passe chacune au moins une demi-heure. On pourrait presque dire qu’on a vidé le réservoir d’eau chaude. Désolées, les amis, mais là, il y avait urgence nationale…

On sort propres et fraiches de la salle de bains. Et comme on n’a pas vraiment envie de nous mêler aux autres, on s’installe les deux sur le lit du haut, en pyjama, et on discute via skype avec des amis du voyage… Rires et fous rires garantis !

Et puis, on se glissera dans des draps propres, sentant bons, pour une nuit reposante… Quel bonheur, cette odeur de propre !

Par desireelauranne
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 18:47

Vendredi 21 août 2009

Il est 9h30, et comme hier, nous partirons rapidement et sans déjeuner. Nous dévorerons les galettes de riz dans le tram. L’objectif du jour est la colline du Spilberk sur laquelle se trouve la forteresse. D’après le plan, il serait possible de sortir à l’arrêt de la « Red Church » (l’église rouge). Nous sortons, mais ne parvenons pas à trouver le chemin pour monter au sommet de la colline.

Nous reprendrons donc le tram en sens inverse jusqu’au centre-ville et grimperons au sommet de la colline, par l’autre côté, à partir du point d’information.

On achète nos billets pour visiter les casemates, et on se retrouve derrière un couple d’Italiens, tout le long de la visite. Nous suivons les numéros, lisons les informations sur le petit dépliant, et passons comme ça une excellente matinée dans la fraicheur des casemates de l’époque napoléonienne. Vers la fin de la visite, nous sommes derrière de jeunes Francophones, et nous nous amusons à les écouter pour découvrir à leur accent leur région d’origine. Nous nous creusons les méninges, nous réfléchissons, nous faisons tourner les rouages du cerveau, mais nous ne parvenons pas à déchiffrer leur accent…

On  penche pour la région du Jura français, allez savoir pourquoi. Mais dans le doute, on choisit l’intervention et on aborde les jeunes hommes. Ils sourient et nous indiquent leurs origines. La France, non loin de la frontière suisse, mais pas vraiment de là où nous les avions imaginés. Ils sont sympas, et on discute un moment avec eux.

Ils ont fait un tour dans l’arrière-pays tchèque et partent aujourd’hui pour Prague. On leur dit qu’on y a déjà été, on parle en rigolant des touristes sur le Pont Charles et on leur donne des tuyaux pour la visite de la belle capitale. Ils regardent leurs montres, presque l’heure du train. C’est le moment des adieux, et après une franche poignée de mains, voilà les deux jeunes hommes qui descendent la colline d’un bon pas…

… on continue la visite, par l’intérieur du château et la tour. On rigole, car les Français nous avaient dit ne pas avoir trouvé l’entrée, chose que nous avons réussi, et avec facilité.

On dinera sur le banc dans le parc du Spilberk. Et puis, on lira un moment, histoire de profiter du soleil, de l’agréable chaleur et de l’air bien meilleur que celui de l’appartement de Jana. On redescendra en milieu d’après-midi, et on ira s’asseoir à notre table du Sherlock.  C’est là que nous apprendrons la triste nouvelle : Pawel, le couchsurfeur, que nous avons contacté avant Jana, pouvait en réalité nous héberger, car ses plans étaient tombés à l’eau… On se regarde dépitées. Et on invite Pawel à boire un verre au Sherlock et il nous rejoindra quelques instants plus tard.

Il nous dit être déçu de ne pas avoir pu nous héberger. Nous nous excusons du malentendu, et lui parlons en rigolant de l’appartement de Jana. Nous passons un agréable moment avec lui, et lui promettons de le contacter la prochaine fois que nous viendrions à Brno… On se sépare et on retourne au centre commercial derrière la gare.

Cette fois-ci, le plan est clair et précis. Comme nous ne supporterions pas de passer une nuit en plus dans le taudis de Jana, nous allons partir avec un jour d’avance. Nous nous mettons d’accord sur la version, et Désirée répète le scénario dans sa tête.

Nous trouverons Jana avec deux amis dans la cuisine. La fille à l’air timide et la tête du gars ne nous convient pas. On salue, et on s’assied à la table. La conversation tourne autour de notre voyage, le gars nous regarde bizarrement — et presque de haut — et arrive l’inévitable question : « Vous restez jusqu’à quand ? ». Jana répond dimanche, et nous la regardons embarrassée.

Voilà, c’est le moment. C’est là qu’il faut placer la phrase, l’excuse bidon. « Euh… Jana… ». Voilà, le mensonge est envoyé. Notre hôte a une mine déconfite. Nous regrettons le mensonge, mais nous ne voyons pas comment nous aurions pu lui parler autrement : « Ton appartement est sale et pue, et toi aussi… enfin, tes habits. Faudrait vraiment penser à investir quelques couronnes dans une machine… ». Non, nous sommes directes, mais ça, non…

La conversation s’oriente autour du jeune couple. C’est le jeune homme qui parle. Il est Sud-Américain, et son accent est vraiment à coucher dehors. En plus, il parle vite. Lorsque nous lui demanderons de parler moins vite, pour qu’il ne doive pas répéter toutes ses phrases, il nous rira presque au nez. Lauranne décroche et s’évade dans des rêveries.

Désirée s’accroche encore un peu. Mais c’est franchement uniquement pour avoir de quoi raconter sur le blog et pour faire la commère avec Lauranne, car le jeune homme est vraiment pathétique. Jana par contre semble épatée par les « aventures » et les « prouesses » du personnage.

Il nous parle de sa vie, il travaillait dans le cinéma aux Etats-Unis, avait une belle femme avec qui il allait prochainement se marier. Il nous parle fièrement comment du jour au lendemain et sans explication, il l’a laissée tomber et est parti vivre en nomade, soi-disant pour réfléchir. La femme a fini par se lasser —  et comme on l’a comprend !!! — et a racheté la part de la maison au jeune homme.

Alors avec ces quelques sous, il est venu en Europe, et y vit de vagabondage. Il nous explique fièrement comment il dort dans des églises, en y entrant par effraction. Comment il prend l’argent dans les troncs pour les bougies. Comment il entre dans les propriétés des gens pour dormir. Comment il vole des pommes ou autre… Et il en est fier !!!

Et maintenant, il fait un tour en République Tchèque avec la jeune femme, pour l’entrainer à leur objectif final : du vagabondage en Inde.  Jana propose une douche ou un bain, et des habits propres, au moins pour la nuit. La jeune femme accepte avec plaisir, et soulagement. Elle file dans la salle de bains et savoure une douche, luxe qu’elle n’a plus connu depuis au moins 2 semaines. L’homme rit, il la trouve ridicule. Il dit qu’elle est faible. Elle n’aurait pas dû accepter, que c’est un luxe qu’elle n’aura plus forcément et que si elle n’est pas capable de résister…

Nous, on se tait. On est horrifiées, choquées, et pourtant, nous ne sommes pas de petites natures…. Jana et le jeune homme nous expliquent comment ils s’organisent leurs « vacances » : 20 euros en poche et à pied à travers un pays quelconque. Jana l’a fait en Bosnie dans la forêt, dans la montagne… Le jeune homme semble apprécier. On demande à notre hôte si elle n’a jamais connu d’expériences négatives, elle nous parle avec une lueur de crainte dans les yeux de deux situations dangereuses… Sa voix casse… mais elle reprend le dessus.

On ne comprend pas leur mentalité. On ne sera jamais de bonnes hippies…. Et on s’éclipse poliment dans la chambre. On salue le jeune couple, on convient avec Jana, qu’on la réveillera pour la saluer le lendemain, et on part se coucher.

Dans la chambre, on avale encore des barres de céréales ou une galette de riz. On échange nos impressions sur la conversation qui vient d’avoir lieu, et on s’endort assez vite pour oublier tout ça. Demain, nous quitterons cette piaule dégueulasse, et on dormira dans un vrai lit…

Jana se glissera dans son lit, au milieu de la nuit. Elle s’allongera habillée, avec les habits qu’elle a porté déjà toute une journée, et qu’elle a sortis d’un des sacs de linges sales. Nous nous tournons sur l’autre côté, dégoutées.

Par desireelauranne
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Riccardo et Alessio

 



Notre voyage est dédié à Riccardo Neri et Alessio Ferramosca, deux jeunes espoirs de la Juventus de Turin, décédés accidentellement à l'âge de 17 ans, le 15 décembre 2006.... en jouant au foot.

Riccardo et Alessio, nous ne vous connaissons que parce nous avons entendu votre histoire au téléjournal. Mais comme vous, nous sommes jeunes, comme vous nous avons des rêves, des passions et comme vous, nous essayons de les réaliser, de les atteindre. Soyez tout au long de notre aventure, nos anges gardiens, nos étoiles dans la nuit, à la fois protecteurs et symboles, pour tous les jeunes qui ont des rêves, et qui rêvent de les réaliser.

Hebergement gratuit d image et photo 

Ciao Riccardo, Ciao Alessio. Questo viaggio è la realizzazione del nostro più grande sogno. Anche noi ci proviamo, e le facciamo anche per voi, perchè il vostro sogno è stato fermato ben troppo presto. Ragazzi, oggi siete i simboli di tutti i giovani che hanno un sogno, che ci credono e che ci provano. Vi chiediamo di essere i nostri angeli custodi, le nostre stelle nelle notti, le nostro luci quando dubiteremo... Noi, saremo i vostri occhi per raccontarvi l'Europa.

Ringraziamo le famiglie di Riccardo e Alessio di averci dato il permesso di usare le foto, per lo scambio di email, che riceviamo sempre con tanta emozione.


Soutenez avec nous l'association de nos 2 anges gardiens, Riccardo Neri et Alessio Ferramosca! (voir sous rubrique "liens")

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