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L'Europe by Foot, c'est ...
-Plus correct si on disait "l'Europe by feet"... car on utilisera nos 2 paires de pieds pour marcher à travers le Vieux-Continent...
-Découvrir l'Europe, aussi à travers le foot, car s'il n'y avait pas eu le foot, on n'aurait pas forcément eu l'idée de partir...
Profil
Désirée, 24 ans, employée de commerce dans la vie réelle, blogtrotteuse et journaliste pendant 9 mois..
Lauranne, 22 ans, employée de commerce dans la vie réelle, blogtrotteuse et photographe pendant 9 mois..
Où sommes-nous?
02.04.2009 - 02.04.2010
Une année déjà...
Par un beau vendredi ensoleillé, quoi que un peu frais, nous fêtons avec nostalgie et mélancolie le 1er anniversaire de notre voyage en
Europe!
Et dire que l'année passée.... Et oui! ca fait tout bizarre.... Merci à ceux qui nous ont supportées, Merci à ceux que nous avons rencontrés pendant le voyage, Merci pour ces belles histoires,
ces belles amitiés...
Merci à Riccardo et Alessio de nous avoir protégées lors de la réalisation de notre rêve! Vous êtes les 2 meilleurs anges gardiens!
La Carte Postale
Un bacione al piccolo Matteo Ferrari, 5 anni...
Matteo è nato con una grave paresi cerebrale, che lo impedisce di fare cose che per noi sono ovvie e semplice....
Ti auguriamo tanto coraggio. Ti pensiamo.
E ti auguriamo di poter un giorno anche te giocare con un pallone, reallizzare i tuoi sogni......
Sostenete anche voi il piccolo Matteo, tramite il nostre sito amico www.riccardoealessio.it
***********************************
Gros bisous au petit Matteo Ferrari, 5 ans...
Matteo est né avec une grave maladie cérébrale, qui l'empêche de faire tous ces petits mouvements qui nous paraissent simples et évidents, surtout pour un petit garçon de 5 ans...
Petit bonhomme, on te souhaite guérir et de pouvoir, toi aussi, un jour jouer au ballon, courir après tes rêves...
Soutenez vous aussi le petit Matteo, via notre site ami www.riccardoealessio.it
Le réveil est matinal aujourd’hui. Et You aussi, d’ailleurs, puisque lorsque nous émergeons de notre sac de couchage, il est
déjà parti travailler. Nous déjeunons rapidement, nous bouclons nos sacs, et puis, nous quittons l’appartement.
Voilà pour la théorie. Car en pratique, nous n’avons pas pu quitter l’appartement. You a oublié un tout petit détail, celui de
la clé, que nous n’avons pas… Et il nous a enfermées dans l’appartement. La mort dans l’âme et le sac sur les épaules, nous réveillons Pietro… « Scusa, Pietro, ... ma le
chiavi ? »… Tu pourrais nous donner trente secondes les clés, juste pour que nous puissions ouvrir la porte d’entrée, et partir… Il est tout endormi, et ne dois pas comprendre
grand-chose, à part que nous avons besoin de la clé…
… et nous sortons finalement prendre le bus.
A la gare, nous déposons nos bagages à la consigne, et c’est le début du marathon. Et oui, car comme à notre (mauvaise)
habitude, nous avons le premier jour repérer un cadeau pour un proche, mais ne l’avons pas acheté tout de suite. Et bien sûr, l’artiste auquel nous voulions l’acheter n’était pas les jours
d’après… Juste de quoi nous faire paniquer, car les sculptures que nous voulons acheter sont tout simplement magnifiques, et nous ne voudrions pas devoir y renoncer…
Lorsque nous débouchons d’un pas rapide, quasi militaire, sur la place centrale, il n’est pas là. Catastrophe ! Que
faire ?
A part un tour des stands des autres sculpteurs, rien ne nous vient à l’esprit. Seul problème, les autres sculpteurs ne sont
pas autant doués. Lorsque nous revenons sur la place, une dame est en train d’installer un stand… Tout de suite nous l’abordons. Le sculpteur va-t-il venir ?
La réponse est oui. Et nous aurions pu hurler de joie. Nous expliquons à la femme, qui s’avère être la compagne de l’artiste,
que nous avons vu deux pièces qui nous intéressent, et lui précisons aussi que notre train va partir bientôt…Elle nous sourit. Il arrive, nous dit-elle.
Nos sculptures bien emballées dans nos sacs à main, nous prenons un rapide repas au Zèbre, pour la dernière fois cette année.
Et puis, nous filons à la gare. Etape No 1, récupérer les sacs, et nous avons la désagréable surprise de sentir qu’un clochard (ou un malhonnête) a uriné peu de temps auparavant à côté des
consignes…
L’écran indique une voie, et nous suivons les indications. Mais peu après, le haut-parleur se met à parler en polonais, et les
gens se déplacent… Que faire ? On déduit peu après que notre train a été changé de voie, et nous grimperons finalement dans le bon train. Gdansk nous voilà !
Le compartiment est calme. Tout le monde s’est endormi, ou presque. Tout le monde, c’est Lauranne, deux femmes et un jeune
homme. Désirée livre un combat acharné aux touches du clavier de son ordinateur, et écrit quelques textes pour le blog…Le trajet jusqu’à Gdansk se passe ainsi. Il n’y a rien de spécial à
déclarer, si ce n’est le vert flamboyant de la campagne polonaise… des maisons, des routes, des champs colorés, et le ciel bleu. Les paysages sont doux, s’ils étaient une musique, alors une
musique tranquille, calme….
Gare de Gdansk, tout le monde descend ! Le jeune homme, qui revient à Gdansk après des années d’absence, nous aide à
mettre les mammouths sur le dos… Il est sympa, il reconnait avec peine la ville, mais nous dit avec certitude que nous y sommes. Il nous souhaite bonne route, nous lui souhaitons bonne
chance.
Notre nouvel hôte, Mateusz (premier nom polonais facile à prononcer !), nous attend à la gare. Il nous conduit ensuite
chez lui, où nous attendent également sa femme Agnieszka et la petite Kinga. Sans parler du « petit » chien… Enfin, sa femme et sa fille dorment déjà. Mateusz est un sympathique
personnage, qui nous accueille très chaleureusement dans sa demeure. Il nous montre notre chambre, la salle de bains, nous donne l’accès à la connexion internet… Nous discutons un moment, mais
depuis ce que nous désirons le plus, c’est une douche. En bon hôte, il a compris, et nous cède la place…
Lauranne y va la première. Et avec le recul, on aurait dû la laisser aller en dernier… Elle s’est douchée, et on peut vous
garantir qu’elle était propre après ! Elle sentait bon…. Mais le pauvre Mateusz, fatigué d’une longue journée de travail, a dû patienter et patienter,… et patienter… et patienter encore,
avant de pouvoir enfin se laver, et aller dormir…
Désirée, condamnée à la dernière place dans la douche ce soir, racontera l’attente de Mateusz, dans un demi fou-rire
silencieux à Lauranne qui viendra à peine de sortir de la salle de bain…. Et qui sera confuse le reste de la soirée (mais bon, il n’y en avait plus beaucoup !) d’avoir fait ainsi attendre
son hôte…
Et finalement, tout le monde suffisamment propre, nous nous glissons sous les draps, et la maison se plonge dans l’obscurité
et le silence… Première nuit à Gdansk.
Nous nous levons en même temps que notre pote You. Nous sommes prêtes rapidement, et nous quittons son logement. Aujourd’hui,
le bus pour Wilanow devrait circuler, sauf s’il nous fait une variante d’horaires… Mais nous sommes confiantes sur la chose, la variante d’horaire étant plutôt la spécialité serbe…
Et en effet, le bus est là, circulera, et est même d’une ponctualité toute helvétique ! A côté de nous, un couple
d’Hindous, qui se rendent eux aussi à Wilanow. Comment le savons-nous ? Et bien, ils sont stressés, regardent sans arrêt par la vitre du chauffeur, se parle très rapidement, s’asseyent, se
lèvent, se parlent, regardent dehors comme s’ils cherchaient quelque chose… Ils sont trop bruyants à notre goût…
Et d’ailleurs, nous non plus, nous n’avons aucune idée sur Wilanow. Quel est l’arrêt du château ? Est-ce loin ? Le
voit-on ? Qu’importe… Une fois arrivées, il nous suffira de suivre les Hindous…
Tiens, nous y voilà. On ne voit pas le château, mais le bus s’arrête et le chauffeur sort. Les Hindous aussi. Et quelque chose
nous dit que nous y sommes… Nous suivons donc discrètement les deux touristes…
Nous prenons notre billet d’entrée dans le joli petit pavillon, traversons le tout autant joli parc, et nous nous arrêtons
devant les grilles de ce qui va s’annoncer comme un époustouflant château. L’arrêt est prévu pour le diner, et aujourd’hui nous innovons : Sandwich fromage… et jambon ! Un petit dessert
ensuite, pour le bonheur des quelques touristes qui passent (pas de Japonais, sinon on aurait déjà fini sur la pellicule…), et puis nous franchissons l’entrée que forment ces majestueuses
grilles…
… pour découvrir un petit bijou, une merveille architecturale, un tout simplement magnifique château. Pendant de longues
minutes, nous le photographierons sous tous les angles possibles, en couleur, en noir-blanc et même en sépia pour l’effet rétro. Toutes les photos sont magnifiques et retransmettent la beauté de
Wilanow.
Rien à redire… à part peut-être… « Si nous étions des princesses, alors des princesses polonaises ! »
Pour la visite, nous nous retrouvons devant une porte fermée. Voilà qui commence bien. Mais nous comprenons rapidement que
cela est pour éviter l’amas de foule dans les salles du château. Oh ! Comme nous nous réjouissons de le visiter ! S’il est autant beau que l’extérieur….
Une dame souriante vient nous ouvrir. Nous présentons les billets, et devons déposer nos sacs. Même le sac à
provisions !
Une dame un peu moins souriante nous tend deux audioguides, un prospectus nous explique comment nous en servir… Après un
traditionnel et désormais célèbre « Allô ? » (ainsi que sa version albanaise), nous appuyons sur la touche PLAY des commentaires en français, et commençons notre déambulation dans
les couloirs de Wilanow…
Salle 1. Nous écoutons passionnées, regardant attentivement chaque tableau, sous les yeux d’une mégère peu commode en tailleur
serré. Aucune tentation à faire les clowns, ni à rompre le silence tombale. Pas l’ombre d’une trace d’un fou-rire en préparation.
Non. Il faut dire que l’histoire est passionnante. Wilanow, ses débuts, les rois, les princes et tout ce beau monde qui s’y
est succédé.
Salle 2. Nous écoutons déjà un peu moins attentivement les commentaires débités par la femme dans l’audioguide, toujours sous
les yeux d’une femme peu commode, coincée dans un tailleur. Le silence est d’outre-tombe.
Salle 3. Puis salle 4. Et salle 5. L’attention pour l’audioguide tombe au fur et à mesure que nous traversons les salles. Il
faut dire que les commentaires en français sont mal faits et monotones. Désirée a depuis plusieurs salles déjà opté pour les commentaires en allemand, plus rapides, plus intéressants
aussi.
Mais peu à peu nous laissons tomber l’audioguide. Ce qui ne nous empêche pas de regarder attentivement chaque tableau, chaque
meuble. D’imaginer les danses, les banquets qui ont dû se tenir dans ces grandes salles. Les fesses célèbres qui se sont posées sur ces magnifiques fauteuils. Et toutes ces histoires de princes
et de princesses. Combien d’histoires d’amour, de haine, de trahison ? Combien d’affaires d’Etat ont été discutées à Wilanow ?
Après une longue marche, réglée cependant avec une précision horlogère, à travers les couloirs du château, nous ressortons à
l’air libre. Dans la cour intérieure. Devant ce chef-d’œuvre architectural, et les mots nous manquent pour exprimer la beauté et la noblesse des lieux… Nous nous promenons comme le faisaient
autrefois les nobles… Nous entrons un instant dans le jardin, sur la gauche… L’alignement des plantes y est parfait, les couleurs d’été laissent supposer un printemps coloré et tout autant beau
que le château.
Vient hélas l’heure du bus. Nous quittons nos rêves de princesses et de princes charmants. Mais c’est un ami que nous décidons
d’aller voir maintenant… Car s’il y a bien une chose que nous avons compris de la langue polonaise, c’est la déclinaison ! Rajoutez des a, des o, des ou à tous les mots, selon vos envies…
C’est déjà un début…
Et notre ami, c’est Frédéric. Que nous préférons appeler Chopinou. Le compositeur polonais a droit à son parc, et nous avons
décidé de lui rendre visite. Tiens ! Le voilà ! Là au fond, derrière le petit bassin ! En entrant dans le parc, nous sommes agréablement surprise par le rouge éclatant des fleurs,
un ambiance romantique pour notre ami musicien… mais celui-ci reste de marbre sur son piédestal, perdu dans quelque pensée, peut-être déjà en train de composer… Nous le saluons, photographions la
vieille femme, assise sur un banc… Elle est belle, toute solennelle, entourée des ces magnifiques fleurs….
Nous saluons Chopinou, et nous reprenons le bus. Et au centre-ville, s’il y a une chose que nous voulons essayer, c’est bien
la méga-glace… Celle qui fait presque un mètre de hauteur (j’exagère, mais elle doit bien faire 20 cm, et sans compter le cornet !)… Nous avons repéré un marchand de glaces, et commandons.
Chocolat-chocolat, comme d’habitude niveau arôme. C’est le fou rire garanti ces glaces… Nous nous essayons pour la manger, bien plus commode…
… et un homme s’approche. Il fait partie d’un groupe de personnes entre 40 et 50 ans, et nous avons tout de suite compris que
cet homme était un drôle. Il blague, ne s’attendant certainement pas à ce que nous répondions en français ! Nous échangeons deux ou trois (et même plus) blagues, de piques, de vannes comme
on dit chez nous, fous-rires garantis pour toute la troupe de touristes français, qui, selon la guide, vient d’obtenir un peu de temps libre…
Le reste de l’après-midi sera consacré au shopping. Un peu pour nous, et un peu pour des souvenirs que nous voulons ramener.
C’est notre dernier jour complet à Varsovie, demain nous prendrons le train pour Gdansk, et il nous faut faire encore des emplettes….
Un rapide souper, et nous retournerons chez You.
Où nous aurons l’agréable surprise de découvrir un autre jeune homme. Un autre couchsurfeur. Il s’appelle Pietro, et vient de
Turin. Il nous est tout de suite sympathique, et la conversation va bon train. Les hommes sont en train de se préparer des pâtes, ils nous invitent, mais nous avons le ventre déjà pleins à
craquer… Nous leur tenons compagnie, et parlons de nos voyages.
Celui de Pietro a un tout autre but que le nôtre, et cela lancera définitivement le thème de la soirée : les histoires
d’amour compliquées… Et là, même si nous ne sommes pas en reste, nous devons nous avouer vaincues par les deux jeunes hommes. Autant You que Pietro vivent une histoire d’amour compliquée,
tellement compliquée que les nôtres à côté paraissent simples (et pourtant !)…
Alors en souvenir de cette belle soirée, passée à nous raconter nos peines et soucis de cœur, nous vous les racontons…
You, jeune polonais, grand voyageur et passionné d’Amérique Latine. Notre hôte était parti, il y a quelques temps déjà en
Amérique Latine, où il rencontra une belle jeune femme. Le coup de foudre fut réciproque, et You prolongea son séjour sur le continent du Che. Mais toute belle histoire a forcément un dénouement
un peu plus tragique : You doit rentrer en Pologne. Pour gagner sa vie. Alors il skype régulièrement sa dulcinée, lui parlant dans un espagnol sans accent… Chose qu’il fera d’ailleurs toute
la soirée, pendant que Pietro nous raconte son histoire….
Pietro, jeune rastaman dynamique, travaille dans le social et le tourisme. En vacances, il rencontre une superbe Polonaise,
elle aussi en vacances en Grèce… Seule ombre au tableau : elle y est avec son fiancé polonais. Ce qui n’empêche pas Pietro et la jeune femme de tomber amoureux. Et plus, car il y a
affinités. Le fiancé polonais apprenant tout ceci n’est pas vraiment satisfait, et on peut le comprendre. Il repart donc au pays, emportant sa dulcinée. Mais celle-ci ne pense qu’à sa nouvelle
flamme italienne… et le rejoint régulièrement à Turin. Une année passe, et presque une deuxième. Mais notre ami Pietro se lasse des allers-retours, il veut parler à la jeune femme, il veut vivre
avec elle. Et décide donc de tout quitter en Italie, et de prendre le premier train pour la Pologne. Il débarque ce lundi 7 septembre 2009 à Varsovie.
A ce moment de l’histoire, on pense qu’elle est facile, son histoire, que le dénouement est proche. On imagine déjà la jeune
Polonaise lui tomber dans les bras, et lui donner un baiser passionné. Non, triple non.
Car la jeune femme vit avec son fiancé officiel sous le toit de sa belle-mère. Damned ! Que faire alors ? Pietro lui
demande de choisir entre lui et son fiancé officiel… La décision sera terrible pour lui. En attendant, il rase les murs de Varsovie, se fait discret pour éviter que le fiancé officiel ne le
reconnaisse… Car s’il le reconnait, pas sûr qu’il l’invite pour une bière !
Quant à nous…
… Et bien, il est temps d’aller nous coucher. Demain, nous avons peu de temps pour faire une dernière emplette, la plus
importante, avant de prendre le train pour Gdansk… et d’ailleurs, en consultant nos montres, il est déjà tôt le matin… On vous les racontera une autre fois… si vous êtes sages…
Une des premières pensées dèse notre réveil fut : « Pourvu qu’il ne soit pas là ». Nous poussons la porte de la
chambre. Seul le petit-fils se trouve dans la cuisine, et il a l’air tout confus. Il s’excuse encore pour le comportement de son ami, « normalement, il est pas comme ça… »… On lui
sourit, « t’inquiète pas », on lui dit.
Et on file à la salle de bains.
Notre mission du jour est un musée, vu qu’ils sont gratuits le dimanche. On suit des conseils bien avisés et on opte pour le
« musée de l’insurrection », retraçant les mois d’août, septembre et octobre 1944, lorsque la Résistance polonaise sort de l’ombre et s’oppose à l’occupant allemand.
Après s’être perdues en route, nous parvenons finalement à trouver le bâtiment qui abrite le musée. Bien qu’il commence par un
ennuyeux questionnaire à remplir (pour les statistiques, et en échange on reçoit un bonbon pas vraiment bon), il remplit toutes nos attentes de passionnées de l’Histoire. Très bien reconstruit,
il retrace avec modestie et simplicité ce grand moment de l’Histoire de la ville, et salue le courage des Varsoviens.
Nous ne nous lassons d’aucun panneau d’informations, et collectons avec soin tous les documents mis à notre disposition. Nous
suivons les dédales de l’Histoire à travers les couloirs du bâtiments, nous grimpons un étage pour redescendre plus loin, débouchant sur une salle remplie de portraits, la salle du
Souvenir.
Nous sommes tellement absorbées par l’Histoire, que nous en oublions l’heure et ce n’est que lorsque nos estomacs crient
famine que nous nous en rendons compte.
Et c’est donc avec la faim dans l’estomac que nous sortons du musée, à l’air libre, encore un peu secouée pour ce que nous
venons de voir, comme si nous venions d’assister en live au déroulement des évènements de 1944…
Un arrêt de bus plus loin. Nous décidons de nous arrêter sur le banc, reposer nos pieds, soulager nos estomacs avec des
sandwichs au fromage (notre spécialité du moment). Lauranne procède à la distribution des vivres, et en retournant sa tranche de pain,… Horreur ! Une tache verte !
Du moisi. Notre pain a moisi. Il finira donc sa courte vie dans la poubelle de l’arrêt de bus, sous les protestations de nos
estomacs.
Comme nous sommes encore loin du centre, nous décidons de nous y rendre en suivant la « Route des Héros du
Ghettos », et tant pis pour cette menace sourde qui gronde dans nos ventres…La faim qui prépare une attaque ne nous arrêtera pas dans notre quête d’Histoire.
Nous suivons le plan de notre guide, nous arrêtant devant plusieurs monuments, cherchant pendant de longues minutes l’entrée
de la cour intérieure où l’on peut encore contempler un morceau original du Mur du Ghetto…. Un mur dont, même sur la pointe des pieds et le bras tendu au possible, nous ne dépasserons jamais la
moitié de la hauteur…
Nous nous arrêterons encore longuement devant l’Orphelinat de la rue Krochmalna. Un orphelinat recueillant des enfants juifs,
théâtre d’une grand trahison et de la déportation de ses occupants dans les camps de concentration le 6 août 1942.
Une petite pause au restaurant « Le Zèbre » s’impose pour nos pauvres estomacs et nos pieds meurtris. Avec nous,
c’est toujours pareil ! Une fois que l’on est plongées dans un sujet, c’est l’immersion totale, et il devient alors très difficile de nous en tirer…
Nous reprendrons ensuite notre longue marche et nous arrêterons au Monument dédiés au Héros du Ghettos. A côté, une phrase…
« A ceux qui ont péri dans une lutte héroïque et sans précédent pour la dignité et la liberté de la nation juive, pour la libre Pologne, pour la libération
de l`humanité. Les Juifs Polonais »
Un peu plus loin, le parc dans lequel se cache le Monument dédié aux soldats de la bataille de Monte Cassino. Nous mettrons
déjà plus de temps pour le trouver, mais cette agréable promenade dans ce grand parc fera du bien à nos esprits…
Nous finirons notre route par un le musée du cimetière Pawiak, lui aussi témoin d’une bien triste période de l’histoire,
puisque la Gestapo y avait installé une prison, dans laquelle elle testait diverses formes de tortures très sophistiquées appliquées à des Polonais ou des militaires clandestins. 30'000 personnes
y ont trouvé la mort.
Juste devant le Monument des Victimes du Pawiak, un arbe séché sur lequel on a collés des faire-part de décès des prisonniers…
assassinés.
Une grosse berline est parquée devant l’entrée du musée. Nous remarquons d’abord l’accent des trois personnes dont nous
supposons être les occupants… des gens qui déambulent bruyamment entre les tombes des ces pauvres hommes…. Et puis, nous reconnaissons la langue, celle de Molière ! Des Français ! il ne
manquait plus que cela !
Nous remarquons ensuite la façon dont elle est parquée, et puis sa plaque. Pas de commentaires. Les membres du Corps
Diplomatiques se permettent vraiment tout (et n’importe quoi). Enfin,… en maudissant et maugréant, nous quittons le quartier et rejoignons le centre-ville.
Notre dernière étape avant de souper et de rentrer chez notre ami You est une grande maison au bord d’une route à grande
circulation. Seule une petite plaque à côté de la porte d’entrée rappelle le rôle qu’elle a joué….
Le bâtiment des Téléphones Polonais (PASTA), occupé pendant la Deuxième Guerre Mondiale par les Nazis, et utilisés par eux
comme un site stratégique, puisqu’il servait de point central de tous les appels téléphoniques, fut en effet capturés par le bataillon des insurgés en août 1944, un des évènements les plus
importants de la période.
De retour chez You, nous filons discrètement dans sa chambre, et ne tarderons pas à nous glisser dans la douce chaleur de
notre sac de couchage. You ne rentrera que tard dans la nuit, faisant un bruit comme lors de son départ la veille tôt le matin… mais seule Lauranne l’entendra… Il est rare que Désirée entende
quelque chose une fois endormie….
You se lève tôt. Nous sommes encore toutes endormies, et ne l’entendons que de loin dans notre sommeil… Il fait beaucoup de
bruit, utilise trois ou quatre sacs en plastique pour ranger ses affaires, ferme bruyamment la fermeture Eclair de son sac de couchage, tire la chaise…Et puis, il s’en va.
Nous dormons encore quelques heures. Lorsque nous décidons finalement de nous lever, nous pensons déjeuner à la cuisine. En
sortant de la chambre, nous découvrons le petit-fils du colocataire de You attablé à la cuisine avec un ami. Il nous salue, nous lui rendons son salut, et lavons rapidement notre visage. C’est à
cet instant précis que nous avons renoncé à la douche à Varsovie. Tout comme à utiliser la cuisine. Pour résumer : sale, rustique et plus très en bon état. Trois raisons valables pour
renoncer.
Lorsque nous sortons de la salle de bain pour prendre notre beurre dans le frigo, le copain nous parle en anglais. Ses propos
sont autant malsains que la salle de bains propres. Le petit-fils du colocataire l’en excuse, mais il écopera tout de même d’un regard très significatif… Ami classé dans personne à éviter. Et
qu’il ne nous adresse plus la parole !
Le petit-fils est gêné du comportement de son ami.
Nous filons déjeuner dans la chambre. Et puis, nous ressortirons pour visiter la ville. Nous saluons le petit-fils, et
ignorons superbement son « ami ». Aujourd’hui, nous voulons suivre la « route royale » décrite dans notre petit guide de la ville, et arriver au château Wilanow.
Le bus qui devait nous conduire au château ne circule qu’en semaine. C’est ce que nous comprenons du panneau à l’arrêt du bus.
Par sécurité, nous demandons à des jeunes filles qui se promènent en robe de mariée pour la promotion d’un magasin voisin. Nous devons donc changer de plan.
Nous nous arrêtons un instant à un café de la place, buvons un chocolat chaud (c’est qu’aujourd’hui il pleut et fait
froid !), et choisissons la « route juive », qui nous conduira toute la journée à différents endroits de la ville qui ont été important pour la population juive, ou qui ont marqué
leur histoire. Une étape au ghetto, un autre appelé Umschlagplatz, sinistre lieu où les nazis les alignaient avant de les enfermer dans des wagons pour les transférer dans les camps de
concentration.
Après une longue marche dans la ville, nous nous décidons de nous arrêter pour manger. Au détour d’une rue, nous découvrons un
petit magasin de quartier. Nous y entrons. IL y a du pain, il y a du fromage, il y a donc de quoi consoler nos estomacs. Nos petites emplettes dans notre sac, nous ressortons, et au lieu de
marcher encore, nous nous asseyons par terre au bas de la rampe d’accès du magasin.
Une vieille dame désapprouve et marmonne quelque chose en polonais. Nous l’ignorons. Et mordons dans nos sandwichs au
fromage.
Un vieil homme s’approche. Il nous regarde. S’arrête. Appuyé sur sa canne, il s’adresse à nous en polonais. Au début, nous
soupirons, pensant qu’il allait lui aussi se mettre à maudire la jeunesse d’aujourd’hui… mais sa voix est bien plus douce que celle de la vieille femme. Il s’aide de sa canne pour s’approcher à
petits pas de nous. Il nous parle encore. Nous lui répondons que nous parlons français et son visage s’illumine. Français ?
Il s’approche tout sourire vers nous, tout en nous disant qu’il ne faut pas nous asseoir par terre, nous pourrions tomber
malades. Nous nous levons. Il nous demande si nous sommes françaises, nous lui répond que nous sommes suisses. A ce mot, nous lisons sur son visage une joie et une reconnaissance infinie.
Une toute grande émotion. Sa voix tremble lorsqu’il nous dit que la Suisse a sauvé son ami et qu’il lui sera toujours reconnaissant. Nous nous approchons du monsieur, sous le regard
désapprobateur de la vieille commère.
Le vieil homme est tellement ému qu’il ne sait pas comment commencer ses phrases. Il nous parle de son ami musicien, juif, qui
a pu s’enfuir en Suisse, que la Suisse a accueilli et ainsi sauvé. Il nous parle de son amour pour la Suisse, où pourtant il n’a jamais été. Il nous montre fièrement son cahier de français, où
jour après jour, il inscrit les nouveaux mots qu’il apprend à travers ses lectures. Nous lui racontons notre voyage, il est touché que nous passions par la Pologne. Il nous raconte que Varsovie a
souffert. Beaucoup souffert. Il nous demande notre adresse, il veut absolument nous écrire. Il dit qu’il est trop ému pour pouvoir trouver ses mots et nous parler en français, alors il voudrait
nous écrire. Nous lui inscrivons nos adresses sur un morceau de papier, il part tout heureux faire ses courses au magasin… sous le regard toujours autant désapprobateur de la vieille
femme.
Nous continuons notre route, émues nous aussi par cette belle rencontre. Certainement la plus belle, avec Riccardo, même si
nos rencontres sont toutes très belles et uniques.
Au centre-ville, nous visitons le musée de Marie Curie. C’est un beau musée, très bien reconstitué, très bien organisés… Nous
sommes encore un peu trop remuées par notre rencontre avec le vieil homme, pour lire correctement tous les textes… cela ne nous empêche pas d’y rester presque deux heures.
Nous mangerons encore, avant de rentrer chez You. Nous y croisons le colocataire, un homme autant vieux que notre rencontre du
jour…. Il est en train de cuire des pommes de terre, et nous parle de ses années de captivité en Russie où il ne mangeait que ça. D’ailleurs, il précise cuisiner des pommes de terre uniquement
pour se souvenir. Nous déclinons poliment l’invitation et rentrons dans la chambre de You.
Nous ressortirons un peu plus tard, pour le deuxième concert gratuit, celui de MGMT. Avant de sortir, nous attrapons un
pull, un foulard, le sac à main le plus pratique, et nous nous dépêcherons de retourner au centre-ville. La foule qui se trouve sur la place est déjà bien compacte, mais ce n’est pas encore
fini : des gens arrivent de toutes parts… Va y avoir du monde, et du beau !
Nous décidons de nous frayer un chemin jusqu’à devant la scène. Mais vu le nombre de personnes qui ne cessent d’affluer, nous
comprenons bien tard que ce n’est pas forcément une bonne idée. Les gens poussent, la foule bouge tantôt à gauche, tantôt à droite, mais il est très difficile de s’en extraire. Et comme nous
sommes toutes les deux de taille plutôt petites, nous préférons ressortir de la masse humaine tant qu’il est encore possible.
Difficilement, nous nous frayons un chemin dans cette forêt d’hommes et de femmes… La température augmente rapidement. Nous
nous cramponnons l’une à l’autre pour éviter d’être séparées… La tâche est difficile, mais finalement nous parviendrons à sortir de la mêlée, et nous trouvons même un petit coin
tranquille.
Le concert commence. Le public est chaud, et part littéralement en extase lorsque le groupe attaque leur célèbre morceau
« Kids »… La folie plane sur Varsovie ! Du pur délire ce concert, et de la pure folie la foule qui s’y trouve…
Nous dégustons, et puis retournons chez You.
Morphée nous lancera ensuite un appel auquel nous ne résisterons pas… C’est en pensant à notre nouvel ami que nous nous
endormirons, le sourire aux lèvres. Ces petits bonheurs qui illuminent nos journées…
Comme hier matin déjà, Weronika est bien plus rapide que nous en matière de lever. Nous sommes encore en pyjama lorsqu’elle
revient avec un plateau de thé et de café. Nous sortons nos petites victuailles achetées la veille, et lui proposons de déjeuner avec nous. Juste le temps ensuite pour une rapide toilette et un
bouclage express du sac, et nous sortons de l’appartement.
Comme nous avons rendez-vous en début d’après-midi avec notre nouvel hôte, nous n’avons pas le temps d’attaquer une longue
visite de la ville, surtout pas avec nos gros sacs à dos. Nous décidons donc de nous arrêter au centre-ville, déposer nos poids lourds et surfer sur la vague du net, non loin des fast-foods et
autres petits restaurants.
La connexion internet ne marche pas aujourd’hui. Nous nous déplaçons plusieurs fois au dernier étage du bâtiment, mais rien
n’y fait. Nous abandonnons donc tout espoir et attaquons l’étape suivante : le diner.
A 13h30, nous nous déplaçons à la gare voisine, dans le hall principal. Là, nous avons rendez-vous avec un jeune homme. Pas
n’importe lequel, non… notre hôte ! Il s’appelle Przemek et a environ notre âge. On se dit que la Pologne a décidé de nous compliquer la tâche en nous faisant rencontrer des hôtes aux noms
imprononçables…
Pour des raisons de simplicité, nous avons très vite renoncé à l’appeler par son prénom. Puisque nos conversations se font en
anglais, nous tranchons dans le mille, et l’appelons « You », comme si on s’adressait directement à lui… How are You ? Comment vas-tu ?, ou, dans notre version, comment va
You ? Le résultat final est le même. Surnom adopté à l’unanimité.
Il est en retard, et il nous précisera plus tard, que c’est une habitude chez lui. C’est un sympathique bonhomme qui nous
accueille, il est impressionné par la taille de nos sacs, mais c’est lui aussi un grand voyageur et il nous comprend. Son vélo dans la main droite, il nous dirige jusqu’à l’arrêt du bus. Il
précise déjà qu’il viendra avec nous seulement s’il n’y a pas grand monde dans le bus, sinon, il nous suivra à vélo.
Il n’y a pas grand monde dans le bus. Nous y grimpons tous les trois, sous les regards déjà désapprobateurs des occupants. Au
fil des arrêts, le bus se remplit, et se remplit avec peine. Normal, avec deux gros sacs à dos et un vélo à l’entrée, le passage est plutôt bloqué. Cela provoque la colère de certains passagers,
mais comme tout jeune qui se respecte ( !), on ne s’en préoccupe pas. On se dit au bout d’un moment que poser les sacs pourraient être la solution, mais il faudrait ensuite ré-utiliser toute
la place pour les remettre sur le dos…
Nous ne bougeons donc pas. Les gens commentent. Nous ne disons rien… Après 10 jours en Pologne, ce n’est pas aujourd’hui que
nous allons comprendre quelque chose !
Mais voilà notre arrêt. Nous sortons sous les commentaires du public.
You vit dans une zone d’immeubles à une trentaine de minutes du centre. Il nous conduit dans la cour d’un immeuble, la
traverse et pousse la porte d’un autre bâtiment. Dès notre entrée, une odeur nous saisit au nez et à l’estomac. Une odeur de vieux et de pourri. You ouvre la porte de l’appartement du premier. Il
précise aussitôt que généralement cette porte est toujours ouverte. Il vit dans l’appartement avec son colocataire et chacun d’eux ferme à clé la porte de leur chambre.
La sienne fait environ 7 mètres de long et 4 de large. Elle est mal éclairée, mais pour quelques nuits, cela fera parfaitement
l’affaire. Nous nous réjouissons cependant aussi de la cuisine et de la douche. Nous papotons avec You et finalement nous papoterons tout l’après-midi… du moins jusqu’à ce que notre hôte règle
l’histoire d’internet, car le sujet a été abordé. Comme il n’a pas payé sa facture, il n’a pas de connexions provisoirement et téléphone donc à sa mère pour qu’elle le dépanne…
En fin d’après-midi, on ressort et on se balade en ville. A cause de l’heure, on n’a plus le temps de visiter grand-chose, et
nous décidons de nous mettre à la recherche d’un restaurant pour le soir. « Le Zèbre », même si ce n’est pas son nom officiel, a conquis le jury et sera le gagnant du soir. Nous l’avons
re-baptisé « Le Zèbre » à cause de ses coussins … zébrés, logiquement.
Rien à redire pour la soirée. Les pâtes au pesto étaient excellentes, la serveuse pas très rapide, et Désirée avait peur de
rester enfermée aux toilettes. Une soirée parfaitement normale.
On retrouve notre ami You en ville, et nous nous rendons à un meeting de couchsurfers, prévu pour les concerts gratuits
organisé par la ville de Varsovie pour promouvoir leur candidature à la « Capitale de la culture 2016 ». Ce soir, ce sera Razorlight, demain MGMT, que des beaux noms !
Le meeting se tient dans une salle bruyante du théâtre, nous buvons un coca, tentons de discuter un ou deux mots avec un type
déjà lourd et pénible. Et puis, nous sortons, en aucun cas, nous ne voulons manquer « America » de Razorlight.. ni le début du concert.
Voilà le chanteur, défoncé, sur scène. Les guitares égrènent les premières notes. Public en délire. Nuit de folie sur
Varsovie. Et ce type lourd et pénible qui nous parle toujours…
Nous devons malheureusement attraper le dernier bus, et ce n’est que de loin que nous entendrons « America »…
Chez You, nous nous écroulons chacun dans nos sacs de couchage. Nous savons déjà qu’à notre réveil, notre hôte ne sera pas là,
il part tôt le matin pour se rendre à un mariage à Gdansk.
Notre voyage est dédié à Riccardo Neri et Alessio Ferramosca, deux jeunes espoirs de la Juventus de Turin,
décédés accidentellement à l'âge de 17 ans, le 15 décembre 2006.... en jouant au foot.
Riccardo et Alessio, nous ne vous connaissons que parce nous avons entendu votre histoire au téléjournal. Mais comme vous, nous sommes jeunes, comme vous nous avons des rêves, des passions et comme
vous, nous essayons de les réaliser, de les atteindre. Soyez tout au long de notre aventure, nos anges gardiens, nos étoiles dans la nuit, à la fois protecteurs et symboles, pour tous les jeunes
qui ont des rêves, et qui rêvent de les réaliser.
Ciao Riccardo, Ciao Alessio. Questo viaggio è la realizzazione del nostro più grande sogno. Anche noi ci proviamo, e le facciamo anche per voi, perchè il vostro sogno è stato fermato ben troppo
presto. Ragazzi, oggi siete i simboli di tutti i giovani che hanno un sogno, che ci credono e che ci provano. Vi chiediamo di essere i nostri angeli custodi, le nostre stelle nelle notti, le nostro
luci quando dubiteremo... Noi, saremo i vostri occhi per raccontarvi l'Europa.
Ringraziamo le famiglie di Riccardo e Alessio di averci dato il permesso di usare le foto, per lo scambio di email, che riceviamo sempre con tanta emozione.
Soutenez avec nous l'association de nos 2 anges gardiens, Riccardo Neri et Alessio Ferramosca! (voir sous rubrique
"liens")